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Bien collés, bien serrés

En cette fin de troisième jour de course, les écarts restent toujours aussi ténus entre les équipages des Class40 engagés dans la Transat Québec Saint-Malo. 17 des 24 monocoques engagés se tiennent en moins de 8 milles après 469 milles parcourus (au classement de 8h00 ce mercredi). Un demi-mille sépare le leader Alla Grande Pirelli d’Amarris, qui lui mordille les talons. La descente sur cet immense fleuve qu’est le Saint-Laurent est contrainte tactiquement par les hauts-fonds, les courants de marée qui s’expriment avec plus ou moins de puissance, les zones de protection interdites à la navigation… et le vent qui a poussé mollement les concurrents vers la sortie du fleuve et qui n’a pas l’air résolu à s’agiter maintenant que les bateaux de tête évoluent dans le golfe de Saint-Laurent.

Ian Lipinski, Antoine Carpentier et Benoît Hantpzerg ne décrochent pas du trio de tête, ou alors très peu, mais leur début de course n’a pas été si simple, comme l’explique le skipper du Class40 Crédit Mutuel : « La sortie du Saint-Laurent a été très intense. On avait pris un petit peu de retard le premier soir en décidant de ne pas passer par une zone de cailloux : on trouvait qu’il n’y avait pas assez d’eau, et que c’était trop risqué pour un début de course. La première nuit, on a super bien bossé et on a réussi à recoller le paquet. Hier, on s’est à nouveau fait un peu distancé, et on a à nouveau bien travaillé la nuit – on travaillerait mieux la nuit ? Mais tout le paquet est revenu, et l’avance qu’on avait pu créer n’existe plus ». 

Le suspense a pris encore de l’ampleur mardi en fin d’après-midi. À Rivière-au-renard, qui est à la fois un des multiples cours d’eau qui viennent se déverser dans le Saint-Laurent et un charmant village de pêcheurs d’un millier d’âmes qui recèle une microbrasserie appelée Au frontibus où le temps doit paraître moins long, était disposée une marque de parcours avec prime au premier qui y passait. Il a fallu faire appel à la photo finish pour départager Ambrogio Beccaria et sa bande, Ian Lipinski et les siens et Achille Nebout et son orchestre. 5 secondes séparaient les deux premiers ; le troisième était en retard de 15 secondes. Un moment « incroyable, stressant » pour Ian Lipinski qui aurait bien aimé remporter cette course dans la course. 

Le Class40 Crédit Mutuel descend le golfe de Saint-Laurent à petite allure ce mercredi matin, et le tempo ne devrait pas changer dans les deux jours à venir. « On commence à réfléchir à ce qu’on va devoir faire après Terre-Neuve, en termes de stratégie, dit Ian Lipinski. L’ambiance est très bonne à bord. On rigole bien et on est au taquet sur le bateau, à fond à fond à fond. Tout va bien, on espère que ça va continuer. Très peu de vent est annoncé pour les deux jours qui viennent, les conditions promettent d’être très aléatoires. Ça paraît compliqué de réussir à s’échapper du peloton ». Pour le moment.

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