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Il y a des jours comme ça

Au cœur de la nuit dernière, dans ces eaux qu’il connaît si bien au large de Lorient, les yeux rivés sur l’écran, moral un peu en berne, Ian Lipinski fait le point sur sa situation à bord du Class40 Crédit Mutuel dans cette Drheam Cup qui ne lui sourit guère. « Il est tard, je suis un peu fatigué parce qu’il y a beaucoup de monde sur l’eau et il faut rester particulièrement vigilant. Heureusement, ça ne va pas vite ». 

Après avoir inlassablement tiré des bords ces derniers jours pour éviter de se faire empêtrer dans les calmes d’une dorsale anticyclonique, Ian a multiplié les efforts, pour ne pas concéder trop de terrain : « Les dernières heures ont été laborieuses. En faisant le grand tour de la molle, je n’ai pas fait les bons choix. En vitesse, ça n’a pas été simple et, en stratégie, ce n’était pas la meilleure séquence, mais j’étais contraint d’éviter les zones sans vent car je n’ai plus d’alternateur de moteur. Il me reste les hydrogénérateurs pour produire de l’énergie, ce qui m’impose de ne pas passer 24 heures à moins de 5 nœuds. Là, j’économise tout ce que je peux ».


Ce ne fut pas la fête à bord, le 14 juillet, et la suite ne semble guère réjouir le skipper Crédit Mutuel : « L’avenir ? Cela ressemble à de la molle jusqu’à l’arrivée, ça va être long et je risque de manquer d’énergie. J’ai connu des jours meilleurs sur l’eau, c’est comme ça ! » 15e au classement général, à 180 milles de la ligne d’arrivée et avec 57 milles de dédit, l’objectif a changé : il s’agit de bien finir en ramenant le bateau à bon port. Comme une petite finale, en somme. 

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