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Le Class40 Crédit Mutuel en vainqueur à Horta !

À bord de leur Class40 Crédit Mutuel, Ian Lipinski, Antoine Carpentier et Rémi Fermin ont remporté la première étape du Défi Atlantique entre la Guadeloupe et Horta, aux Açores, coupant la ligne ce mardi 11 avril 2023 à 17 heures, 11 minutes et 36 secondes. L’équipage du Class40 Crédit Mutuel s’impose après 10 jours, 11 minutes et 36 secondes de course. Aux avant-postes dès le départ, les trois marins ont exploité à merveille une situation météo complexe pour gommer la dizaine de milles qui les séparaient du leader et ressortir, au bout de l’option tactique, avec plus de trente milles d’avance sur la flotte.         

Le Défi Atlantique, belle idée qui permet de donner du sens au retour des Class40 par la mer après les transatlantiques automnales, a les atouts pour devenir une classique. Le niveau d’engagement des 13 monocoques participants à cette 2e édition en atteste. Il n’y eut ni cadeau ni compromis, et les hommes ont poussé les machines au bout de leur potentiel en partant chercher les conditions les plus musclées. 

Après un bon départ, samedi 1er avril, Ian Lipinski, Antoine Carpentier et Rémi Fermin ont soutenu la cadence des deux nouveaux Class40 menés par Alberto Bona et Ambrogio Beccaria. En circonscrivant le retard à une dizaine de milles dans les alizés, le trio de Crédit Mutuel s’est ménagé la possibilité de tenter des coups météo. 

Il y en eut un premier, sur le long bord qui mena la flotte vers le nord et l’anticyclone des Açores, qui ne fut pas vraiment payant. Il y en eut un second dans le sud du système dépressionnaire dont les vents, soufflant d’ouest en est, allaient pousser les bateaux jusqu’à Horta.

Dans cette zone de l’Atlantique nord, où se frictionnent différents systèmes météo (les alizés d’est au sud, le régime dépressionnaire de l’Atlantique au nord et, entre les deux, un anticyclone), les éléments sont mouvants, l’anticyclone ne cessant de changer de forme au gré des influences, les vents variant rapidement en force et en angle. Une météo « discordante avec des prévisions à court terme très divergentes, parfois contradictoires », disait alors Ian Lipinski. Et c’est là que le flair est intervenu, avec son corollaire, le petit coup de chance, jamais étranger au succès. Ian Lipinski, Antoine Carpentier et Rémi Fermin sont donc partis vers le sud pour exploiter le meilleur du vent, en assumant le risque de se faire enfermer par une zone d’airs faibles, avant de remonter vers le nord pour embrasser la route optimale vers Horta. Un coup gagnant : en retard de 11 milles avant la manœuvre, le Class40 Crédit Mutuel croisa devant la flotte avec 36 milles d’avance ! A l’arrivée, Ian revenait à froid sur l’option gagnante : « On avait conscience qu’il y avait un coup à faire. On était dans l’état d’esprit de tenter des choses. La météo n’était pas calée, les routages incitaient plutôt à partir vers le nord, ce qu’a fait la flotte. C’était une opportunité. On était sûr d’une chose : devant le front, on faisait des milles, et comme il n’y avait pas de certitude à court terme, autant profiter du réel. On a pris cette option, et le résultat a été spectaculaire, avec un écart énorme. On doit faire une différence de plus quarante milles sur ce coup-là ». Ouvrant la route, Ian Lipinski, son co-skipper Antoine Carpentier et Rémi Fermin ont ensuite su résister aux poursuivants pour empocher cette première étape. Il y en aura une seconde, qui enverra la flotte depuis Horta vers La Rochelle. Rendez-vous dimanche 16 avril pour le départ.         

Ian Lipinski, skipper du Class40 Crédit Mutuel : « C’est du bonheur ! La victoire est ce qu’on vise à chaque fois, et ça ne marche pas toujours. Ce fut une très belle navigation, avec un jeu qui s’est ouvert au milieu, et qui nous a permis de passer devant. On n’était pourtant pas bien à l’aise en vitesse face aux nouveaux bateaux. Cette étape a aussi été un très bon entraînement avec Antoine (Carpentier) avec qui je vais courir en double toute la saison. Cette course est idéale pour préparer la Transat Jacques Vabre. Et avec Rémi, c’était super ! Nous nous sommes très bien entendus, tous les trois. Même quand on n’était pas devant, on était serein, on évoluait dans une bonne ambiance. Antoine ? D’abord, on rigole bien en dehors des navigations. C’est une bonne base. Il est un vrai marin, un bon marin, et on se rejoint sur ce point-là. Nos décisions convergent, dans la gestion de la vie à bord, des manœuvres et dans les choix stratégiques. L’option que nous levons le week-end dernier, c’est une décision collégiale. On a confirmé qu’on est bien sur la même longueur d’ondes. C’était chouette et positif, même quand ça ne fonctionnait pas au mieux. Notre état de fatigue n’a rien à voir avec celui qui suit une course en solitaire, d’autant que les conditions étaient maniables. C’est incomparablement plus facile à trois. On est très content de passer un moment à Horta : je ne m’y étais plus arrêté depuis 2017. On va profiter des instants ! » 

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