
Hello la Terre,
Ça y est, nous sommes dans la dorsale de l’anticyclone. Le vent a molli et a commencé sa rotation, la mer s’est calmée. Le ciel s’est dégagé, on voit les étoiles, et lorsque l’on regarde vers l’est, on aperçoit encore des nuages. Ce n’est que le début de cette étape, qui nous marquera à coup sûr.
On regarde nos copains belges et on ne comprend pas trop leur route. Ont-ils d’autres fichiers météo que nous ? Ou ont-ils un problème ? Nous le saurons dans les prochaines douze heures. Pour l’instant, on continue notre route.
Ce qui est sûr, c’est que les bateaux ont bien souffert durant ces 48 premières heures de course. On a hâte que le jour se lève afin d’effectuer un check-up complet du bateau, bien se préparer pour le cap Horn. On vient de virer ; les fichiers que l’on utilise ont l’air relativement fiables. S’ils continuent à l’être, on devrait passer le cap Horn entre le 25 après-midi et le 26 au matin…
Pour l’instant, notre difficulté est de traverser cette dorsale sans aller trop à l’ouest. Exercice plutôt compliqué : ne pas se faire piéger par la molle trop longtemps. L’ambiance à bord est bonne, on reste concentrés sur la marche du bateau et sur la route à prendre. Ian a passé un paquet d’heures à lancer des routages avec tous les fichiers possibles. On le sait, ce passage va être déterminant pour la suite, tout du moins jusqu’au cap Horn.
On se repose, on s’alimente et on règle le bateau. Focus sur la performance : si on veut gagner ce tour du monde en étapes, on n’a plus le choix, il faut faire deux fois premiers sur les deux dernières étapes.
Côté carte postale, on a vu quelques oiseaux, dont des albatros. C’est signe que nous sommes de retour dans le Sud.
Bonne journée à tous
Globe40