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Péage en vue !           

Bercé par une petite houle loin d’être désagréable, poussé par un vent qui ne s’affaisse jamais vraiment, évoluant dans des températures ni trop fraîches ni trop chaudes, le Class40 Crédit Mutuel fait route vers Horta pour la quatrième journée consécutive. 

Jolie carte postale, façon La croisière s’amuse, n’est-ce pas ? Oui, à ceci près que Ian Lipinski, Antoine Carpentier et Rémi Fermin ne sont pas en croisière. Et même si les conditions sont apaisantes et plus qu’agréables après quelques jours à se faire brasser par les alizés et leurs tempétueux caprices, le trio du Class40 Crédit Mutuel est à pied d’œuvre, avec de la suite dans les idées. 

« Ça fait longtemps maintenant qu’on avance sous gennaker (la grande voile couvrante qui permet d’exploiter les vents venant du travers), sous 7 à 12 nœuds de vent, précise Ian. La bonne nouvelle est que le bateau glisse sans qu’il soit arrêté ». L’étrave toujours pointée vers le nord, le Class40 Crédit Mutuel progresse dans le sillage des deux bateaux leaders, menés par Alberto Bona et Ambrogio Beccaria. Enfin, plus précisément, pas tout à fait dans le sillage des deux Italiens : « La stratégie est toujours de faire globalement du Nord, explique le Skipper Crédit Mutuel. On avait été un peu lâché en vitesse en début de partie, mais les choses ont fait qu’on se retrouve aussi Nord que les deux qui sont devant. On est un peu moins proches du but qu’eux, et on est décalé dans leur ouest. Cela permet de ne pas être alignés derrière eux, et ça ouvre le jeu tactique ».

En ce mercredi 5 avril, l’objectif est de traverser l’anticyclone des Açores, qui « se reconstitue derrière un front froid (donc chargé de vent), pile sur notre route, ajoute Ian Lipinski. On va s’arrêter dans l’anticyclone, qui descend vers le sud-est. Ensuite, on ira prendre le vent d’ouest, dépressionnaire. Le premier qui va toucher ce vent aura remporté le premier point intermédiaire. Puisque nous sommes un peu dans l’ouest des deux leaders, nous avons des raisons d’espérer ».    

Parés au combat !

À bord du Class40 Crédit Mutuel, les heures sont donc inlassablement studieuses. Ian : « Nous sommes appliqués sur nos réglages, et nos vitesses. Il y a encore des algues, qui sont moins nombreuses que précédemment, mais comme le bateau est à plat, elles ne s’accrochent plus à la coque ».


Depuis dimanche, la vie à bord a été adaptée en temps réel aux conditions de navigation. Ian, Antoine et Rémi ont fait des quarts rigides les deux premières nuits. Chacun partait se reposer deux heures, mais comme c’était trop long, le temps de repos a été ramené à une heure et demie. Et, « depuis que les conditions sont plus agréables, conclut Ian, on va dormir ‘à la demande’. Nous sommes globalement bien reposés, et d’attaque pour la suite ! »