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Le Class40 Crédit Mutuel, en pionnier au cap Horn

Ce jeudi 26 février aux alentours de 13H UTC, à l’occasion de la 5e étape de la Globe40, le Class40 Crédit Mutuel a signé une double première pour un monocoque de 40 pieds à étrave arrondie en parant le cap Horn et en complétant la mythique trilogie des caps d’un tour du monde dans le sens des courants : Bonne-Espérance, Leeuwin et le Horn.

Bien sûr, des Class40 à étrave droite ont précédemment contourné le cap Horn, un des grands marqueurs d’un tour du monde. Mais le fait du jour, porté par Ian Lipinski, Antoine Carpentier et le Class40 Crédit Mutuel, à étrave dite ‘scow’, est fort de symboliques.

Il est désormais avéré que ces bateaux, au design taillé pour la haute performance, ont la capacité d’endurer sur le long terme des efforts continus à vitesse élevée à travers toutes les zones de navigation, même les plus engagées. Les scows de la Class40 ne sont plus seulement des bateaux transatlantiques : les voici désormais ‘tourdumondistes’. Hautes exigences de design et de construction, haut niveau des navigateurs et investissements raisonnables composent un triptyque vertueux dans le monde des circumnavigations. La maturité de la classe, et sa capacité à susciter l’innovation dans un cadre contraint, est une vraie réussite à laquelle le Crédit Mutuel est associé depuis 2019.

Vitesse, endurance et engagement

Depuis le départ de Lorient, l’équipe navigante de Crédit Mutuel (en alternance Ian Lipinski, Antoine Carpentier, Amélie Grassi et Alan Roberts) a parcouru plus de 25 000 milles à marche forcée, la double rivalité avec Belgium Océan Racing – Curium et le bateau allemand Next Generation Boating around the World ayant rehaussé le curseur de la compétition dans cette deuxième édition de la Globe40.

Leaders de l’étape 5 entre Valparaiso (Chili) et Recife (Brésil), avec une confortable avance due notamment à l’escale forcée de Jonas Gerckens et Corentin Douguet, Ian Lipinski et Antoine Carpentier ont pu aborder le cap Horn dans le vent portant à vitesse modérée ce jeudi, et au plus près du mythe. Les deux hommes racontent leur exploit et leur première personnelle qu’ils ont eu la chance de partager :

Ian Lipinski : « Le cap Horn est juste devant nous. On avance dans des conditions plaisantes avec un peu de houle, mais la mer est lisse. Il y a un petit rayon de soleil qui rend notre premier passage assez idyllique. Je ne sais pas si nous sommes émus ; en tout cas, nous sommes très heureux, tout simplement. Très contents aussi de quitter l’océan Pacifique, un gros morceau qui nous faisait bien peur avant le départ de cette étape. Le passage du cap Horn, proprement dit, a été très cool, et c’est un soulagement : auparavant, les conditions ont été très musclées. On s’est fait de petites émotions il y a deux jours, dans la nuit.

Partager cette première avec Antoine, c’est super chouette ! On vit ce moment à deux. On s’apprécie, on se fait confiance et elle ne nous a jamais fait défaut. Ce qui me touche peut-être le plus dans cette histoire de franchissement du cap Horn par un Class40 scow, c’est que je me sens lié depuis longtemps à cette forme de carène ; j’ai été le premier à naviguer avec un Mini à étrave arrondie, puis j’ai participé à ce que cette architecture soit intégrée à la Class40, avec le succès qu’on a connu. Et ce nouveau bateau est issu de toute cette aventure technologique, et il est en train de faire un tour du monde ! L’histoire de ces bateaux continue à s’écrire ! »

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