
Bonjour à tous,
Conditions glissantes cette nuit à bord de Crédit Mutuel. Nous sommes pourtant dans un vent de nord-nord-est oscillant entre 20 et 27 nœuds. Nous sommes toilés plutôt pour le haut de cette plage de vent, ce qui nous permet de glisser sans trop de risques, juste être prêts parfois à choquer l’écoute de grand-voile avant un petit départ dans le bas-côté.
Mais globalement, ça glisse tout seul et on n’a qu’à regarder les milles défiler. C’est un peu enivrant de se laisser aller à contempler le sillage et se sentir dévaler les pentes, qui semblent alors sans fin.
La température est descendue en flèche, et on a ressorti l’attirail : ciré, bonnet, bottes, polaires… Et ça ne va pas aller en se réchauffant dans les jours et nuits à venir.
On n’en est pas encore aux albatros, mais depuis 48 heures, on a deux modèles d’oiseaux qui virevoltent derrière nous. C’est incroyable la dextérité et la technique de vol de ces oiseaux. Ils peuvent voler non-stop sans jamais donner un coup d’aile. Pour les regards aguerris à ce genre d’exercice, on ressent chaque regain d’énergie que l’oiseau tire dans cette valse : entre piqués vent arrière et relances face au vent, en passant par des remontées en effet de sol à l’abri du flux le plus fort… Des virages sur la tranche, à 90° d’inclinaison… Quel spectacle !
Toute cette technique est basée sur le fait que le vent, dans les 10 à 15 m au-dessus de la mer, présente un fort gradient dû au frottement sur la surface et les vagues. Et c’est de ce gradient que ces oiseaux tirent leur énergie… magique.
Hâte de voir des albatros. J’imagine que leur vol sera sûrement un peu plus lourd et majestueux à la fois !
Bonne journée,
Ian
Globe40