
« Hello les terriens,
Un petit message pour vous dire que tout se passe bien à bord de Crédit Mutuel sur la Globe 40.
Le vent est enfin rentré il y a une quinzaine d’heures. Nous sommes passés du grand spi au gennaker. Le bateau a bien accéléré au fil des heures, puis nous avons dû nous résigner à ranger le gennaker : le vent ne nous permettait plus de faire notre route avec ce type de voilure. Dommage, ça bombardait bien.
On attend plus de 30 nœuds de vent. Pas une grosse tempête, mais tout de même suffisamment de vent pour se dire qu’il va falloir être prudent. Le but du jeu étant d’avancer vite, sans casse. Nous avons le vent qui vient de côté du bateau, une allure dite de reaching, et à ces angles nos amis belges ont un bateau qui excelle.
Alors on se met à naviguer comme si on naviguait à la journée : les winchs tournent sans arrêt, on régule les voiles en fonction de la vitesse du bateau qui change sans cesse sous l’effet des vagues qui nous poussent. Et pendant ce temps, on reçoit une photo de nos amis belges, tous les deux à l’intérieur en même temps ce qui ne nous est pas arrivé depuis plusieurs heures en train de manger du fromage… Ça fait rêver. Info ou intox ?En fait, quand je dis que tout va bien, c’est « tout va bien maintenant », car cette nuit notre safran sous le vent (ce qui nous sert à diriger le bateau) s’est relevé tout seul. Ceci engendre une perte de contrôle du bateau qui peut se terminer assez mal. Heureusement pour nous, c’est arrivé quand nous n’avions plus de gennaker. Nous étions sous grand-voile et petites voiles d’avant, donc pas de casse, mais une petite frayeur, et surtout toute notre avance gagnée à la sueur de notre front pendant plusieurs heures d’effort s’est évaporée en quelques minutes seulement. C’est rageant, mais c’est ainsi.
Voilà, le jour commence à se lever pour nous. Je vais aller à ma salle de sport (sur le pont). Je crois qu’Alan va me libérer ma place au winch de GV… et c’est parti pour deux heures de muscu.
À très vite. »
Globe40